La fanfare

Le trompettiste-maçon lusitanienLa fanfare “Darry Cowl & the gang” est née un soir d’été sur la terrasse d’un immigré portugais, trompettiste de profession mais maçon par passion. Sur cette terrasse maçonnée au cordeau et qui donne sur la rue, un tromboniste -devrais-je dire, un homme, devrais-je dire, un animal, véritable bête à plaisir et usine à enfants, sorte de « sex machine » sur pattes !- élut domicile…
Lors, au lieu d’appeler la police comme l’aurait fait toute personne en règle afin d’expulser le malotru, le portugais sans papiers joua la carte de l’intégration faisant de sa terrasse une auberge espagnole…
La grosse caisse et ses accessoires de pacotilleVint s’y joindre un pêcheur qui, passant par là, avait ramené dans ses filets un saxophone dont il se demandait comment le cuisiner ; Une grosse caisse et ses bongos passant par-là s’est également arrêtée subitement, suivie de son propriétaire qui fuyait une belle-mère trop pressante ;
Enfin un tuba, dérobé quelques nuits auparavant à un gitan macédonien, atterrit au milieu de tout ce beau monde en compagnie de son nouveau maître, sur cette terrasse, attiré par le bruit caractéristique des bouchons qui sautent des bouteilles de vin…
Le groupe était formé, restait le nom… Et là attention… revenons aux fondamentaux… Sur quels objectifs précis s’est fondée cette fanfare funk ?
L’idée générale est de provoquer par le biais de mélodies chaloupées un frémissement qui, montant des pieds jusqu’à la tête, entrainent un réchauffement progressif de toutes les parties du corps provoquant progressivement une excitation manifeste, sexuelle ou sensuelle, passant de la transe à l’extase, phénomènes face auxquels l’esprit se met à dériver vers un sentiment de fusion supra-cosmique avec l’univers, sentiment contre lequel on ne peut lutter mais juste succomber dans un désir d’amour et de plaisir perpétuel…
Eh oui, attention ! Faut pas nous prendre pour des rigolos, y a de l’idée là-dedans, y a une philosophie derrière les gars….
Chamans de notre propre musique, lors de notre première expérience et au cours de l’extase collective finale, un cri surgit comme une révélation, venant du fond des âges et des entrailles du ciel, de la terre et de la mer, une phrase sonnante et palpitante, comme un manifeste : « Darry Cowl and the gang ! »
Voilà le sort en était jeté, nous étions désormais devenus de simples instruments au sein d’un projet cosmique nous dépassant tous :
Le « Darry Cowl & the gang Flying Circus Universal Brass Band Orkestar of The Universe », plus modestement connu sous son nom de scène des « Darry Cowl and the gang ».
Extrait de l’Évangile de la Fanfare selon Saint-Morvan

2 commentaires

  • eric G

    1

    salut les jeunes ! Rolande darricau l'epouse du Darry aime bien ce que vous faites et pour ma part, coordinateur, j'aimerai que nous entrions en contact. a+eg

  • fred

    2

    Gardez l'argent mais rendez les perruques à Pattes à Caisse!

Laisser un commentaire

Les champs marqués par une astérisque (*) sont obligatoires

 

-->